« Victoire Bunel a tout : prestance, mobilité expressive, beauté du timbre, intelligence du style. »
Diapason Mag
EN CE MOMENT
Witch : Histoires sacrées
11 septembre à la Peterkirche de Bâle
Le plus petit oratorio écrit par Purcell, The Witch of Endor, nous transporte dans la rencontre entre Saül, Samuel et la sorcière d’Endor. L’éloquence s’impose ici avec fougue et intensité.
Charpentier, compositeur prolifique dans le domaine des histoires sacrées, nous offre une pièce française emblématique : Le Reniement de Saint-Pierre, une œuvre qui reflète parfaitement l’essence du genre.
Dans sa quête d’ouvrages inédits, l’ensemble Il Caravaggio présentera le rare Il Pianto di Maria de Ferrandini, une expressive mise en musique du récit de la Vierge au pied de la croix.
Prise de rôle : L’enfant
2 et 3 octobre: L’enfant et les sortilèges de Ravel à l’Opéra de Toulon
Est-ce l’émotion de l’enfance perdue, avec ses grandes maisons de vacances et leur jardin peuplé de noctuelles et d’oiseaux tristes ? Est-ce « le vert paradis des amours enfantines », avec une princesse aux cheveux de lin et son prince au cimier d’aurore ? N’est-ce pas surtout l’indicible douceur du retour à la mère consolatrice ? Ravel écrivait à Colette : « Imaginez tout ce que peut dire de la forêt un écureuil, et ce que ça peut donner en musique ! » Seuls la compassion et l’amour peuvent nous libérer de notre solitude au milieu de la nature. Ravel avait ce génie de pouvoir retrouver l’enfance à volonté.
Solaris d’Othman Louati au Théâtre de l’Athénée
24 et 25 novembre
Solaris explore les mystères d’une planète entourée de deux soleils et recouverte d’un océan qui semble doté d’une forme d’intelligence défiant toute compréhension humaine. Avec cette œuvre, Othman Louati et Jacques Perconte questionnent notre manière d’habiter le monde, notre rapport à la connaissance, à la technologie ainsi qu’à l’amour et à la spiritualité.
Entre fascination cosmique et réflexion existentielle, Solaris invite à dépasser les illusions de maîtrise et les logiques de conquête pour retrouver une forme d’humilité face à l’inconnu. Une expérience sensorielle et poétique qui invite à saisir quelque chose de nous-mêmes et de nos actes, dans le trouble du réel, sur notre astre en dérive dans l’infini de l’espace.